CNC أرضية من أجل التغيير في الجزائر

Elle est l’œuvre de personnalités politiques : une « plateforme pour le changement en Algérie »

A la faveur de la crise politique et institutionnelle dans laquelle se trouve empêtré actuellement le pays, sur fond de mobilisation massive de la société, des initiatives politiques sont lancées ici et là par des acteurs politiques et sociaux pour dégager des perspectives au pays.

C’est le cas de cette « plateforme pour le changement en Algérie » dont les signataires ne revendiquent « ni la paternité ni un rôle privilégié dans la Coordination nationale pour le changement. », précisant que « La Coordination est ouverte, sans exclusive, à celles et ceux qui adhèrent à la présente plateforme et c’est en son sein que seront abordées, de manière démocratique et transparente, les questions de représentation de la Coordination ainsi que ses actions concrètes. »

Zoubida Assoul, Abdelghani Badi, Mohcine Belabes, Ali Benouari, Samir Bouakouir, Mustapha Bouchachi, Mourad Dhina, Sofiane Djilali, Kamel Guemazi et  Karim Tabou sont les premiers signataires de cette plate-forme qui est  « le fruit d’un débat de plusieurs semaines et de réunions entre les jeunes Algériens, hommes et femmes de villes et de villages du pays, préoccupés au premier plan de l’avenir de l’Algérie indissociablement lié à leur propre avenir. »

Embrayant sur la situation que vit le pays, les signataires notent que « En ce début 2019, le Peuple algérien a crié son ras-le-bol d’une manière massive, pacifique et civilisée pour dire non à un régime dévoyé. Dans une ambiance fraternelle, civilisée et en harmonie avec les services de sécurité, il a clamé haut et fort « Algérie république pas monarchie ! », « Non à un pouvoir mafieux ! », « Vous avez consumé le pays, espèce de voleurs ! », « Algérie libre et démocratique !», « Le Peuple veut changer de régime ! », « Non au 5ème mandat ! », « L’armée et le peuple sont des frères !” 

Eu égard à la crise politique majeure que vit le pays, les signataires de la plate-forme indiquent que la crise politique majeure que vit notre pays ne peut être réduite au refus du cinquième mandat d’un homme malade.

Les signataires du document formulent  ensuite sept exigences.

 Le retrait du Chef de l’Etat à l’issue de son mandat actuel le 27 avril 2019, la démission du gouvernement et la dissolution du parlement et du sénat, l’entrée dans une phase de transition qui permettra au Peuple de concrétiser son projet national,la mise en place d’une « Présidence collégiale » composée de personnalités nationales dignes de confiance et s’engageant à ne pas rester au pouvoir à la fin de la transition,  la mise en place d’un « Gouvernement de salut national » nommé par la présidence collégiale, chargé de gérer les affaires courantes de l’Etat.

 A côté de ces exigences, les signataires exigent   « Un débat national inclusif qui définira les modalités pratiques d’une révision constitutionnelle ainsi que l’organisation d’élections à l’issue de la phase de transition ; » et réclament de l’Armée et des services de sécurité, l’engagement «  « à assurer leurs missions constitutionnelles sans interférer dans les choix politiques du Peuple. »

https://www.algerie1.com/actualite/elle-est-l-oelig-uvre-de-personnalites-politiques-une-laquo-plateforme-pour-le-changement-en-algerie-raquo